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Toponymies

Pregny et Chambésy

Selon une première interprétation, les noms Pregny et Chambésy seraient d’origine romaine, formés d’un nom de personne latin avec le suffixe toponymique celtique -akos/acum. Il pourrait s’agir d’un propriétaire de domaine rural qui se serait appelé Priniacus pour l'un et Sambesius pour l'autre. Le nom de Sambatius est en tout cas attesté dans des inscriptions romaines.

Selon une autre interprétation, Pregny se rattacherait au paysage de la région : venant du gallois "pren" (les bosquets, les arbres) et de "ciac" (le bois), le nom évoquerait une région fortement boisée. Or, nous savons qu'avant les grands défrichements de la fin du Moyen Âge, le territoire était recouvert d'épaisses forêts.

Chambésy serait pour sa part une déformation de Saint-Bésier, le patron d'une ancienne famille ou d'une chapelle de la région. Pour d'autres, cette commune aurait tiré son nom de celui d'une famille noble, originaire de ce lieu, dont on trouve une mention au XIIIème siècle.

La dénomination des deux lieux est en tout état de cause attestée dès l'époque romaine (Fundus Priniacus et Sambatius). Elle évolue au cours des siècles (Priniacum en 1113, Prignie en 1271, Prignier en 1344, Prigniez en 1790 ; Sambesie au XIIIème siècle, Sambeysier au XIVème siècle, Sambeisy en 1663, Chambeisy en 1730, Sambesie en 1790). La première occurrence de la graphie actuelle remonte à 1816.

Pregny-Chambésy

Le nom actuel de la commune ne résulte pas de la fusion de deux villages. À cette époque, la commune de Pregny englobe les localités de Pregny et Chambésy. Cependant, à mesure que la localité de Chambésy croît d'année en année, surpassant peu à peu celle de Pregny en importance, le maire d’alors, Raymond Perrot, décide de modifier le nom officiel de la commune. En 1951, il soumet une requête au Conseil d'État genevois pour que la commune de Pregny soit désormais désignée sous le nom de Pregny-Chambésy. Cette proposition, ratifiée par le Conseil municipal, reçoit une réponse favorable du Conseil d'État. La nouvelle appellation entre en vigueur le 1ᵉʳ janvier 1952.

Dans les années 1940, la commune est familièrement surnommée « le coteau des altesses », en raison de sa situation géographique privilégiée, au sommet d’un coteau offrant une vue imprenable sur le lac et les montagnes.

Lieux-dits

Depuis le 14 février 2024, la commune comprend 25 lieux-dits :

Carte des lieux-dits
  • Bellerive

  • Chambésy-Dessous

  • Chambésy-Dessus

  • Champ de blé

  • Choutagnes

  • Château de Tournay

  • Cornillon

  • Foretaille

  • Grande Pierrière

  • L'impératrice Pregny la Tour

  • La Capite

  • La Fenêtre

  • Le Léman

  • Le Reposoir

  • Les Châtaigniers

  • Les Crêts

  • Les Guénandes

  • Les Pins

  • Machéry

  • Malvandes

  • Penthes

  • Petit Morillon

  • Pregny

  • Roilbot

  • Vengeron

Avant la révision de noms de lieux-dits par le Conseil d'État, la commune comprenait 35 lieux-dits.

Saisis entre 1936 et 1959, les 35 lieux-dits se composaient des lieux-dits actuels auquel s'ajoute : Bois de Foretaille, Ile Calvin, Le Rivage, Les Jordils, Les Ormeaux, Mérimont, Monthoux, Petite Pierrière et Port de Pregny la Tour.

Carte des anciens lieux-dits

Noms des chemins

Vous êtes-vous déjà interrogé sur l’origine des noms de chemins tels que « Foretaille », « Valérie », « Cornillons », « Machéry », « Vengeron » ou encore « La Pierrière » ?

Les toponymies et les récits liés à ces appellations figurent sur le site officiel de l'État, accessible à l'adresse suivante : 

Sources :

- Guillaume Fatio, Pregny, commune genevoise et coteau des altesses, 1947.

- Guillaume Fatio & Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, 1978 (2ème éd.).

- État de Genève, Noms géographiques du canton de Genève.

© 2025

Mémoire de Pregny-Chambésy

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